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Adolphe

Anecdote trouvée dans les papiers d’un inconnu

Chapitre V

Benjamin Constant
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La séparation d’Ellénore et du comte de P*** produisit dans le public un effet qu’il n’était pas difficile de prévoir. Ellénore perdit en un instant le fruit de dix années de dévouement et de constance: on la confondit avec toutes les femmes de sa classe qui se livrent sans scrupule à mille inclinations successives. L’abandon de ses enfants la fit regarder comme une mère dénaturée, et les femmes d’une réputation irréprochable répétèrent avec satisfaction que l’oubli de la vertu la plus essentielle à leur sexe s’étendait bientôt sur toutes les autres. En même temps on la plaignit, pour ne pas perdre le plaisir de me blâmer. On vit dans ma conduite celle d’un séducteur, d’un ingrat qui avait violé l’hospitalité, et sacrifié, pour contenter une fantaisie momentanée, le repos de deux personnes, dont il aurait dû respecter l’une et ménager l’autre. Quelques amis de mon père m’adressèrent des représentations sérieuses; d’autres, moins libres avec moi, me firent sentir leur désapprobation par des insinuations détournées. Les jeunes gens, au contraire, se montrèrent enchantés de l’adresse avec laquelle j’avais supplanté le comte; et, par mille plaisanteries que je voulais en vain réprimer, ils me félicitèrent de ma conquête et me promirent de m’imiter. Je ne saurais peindre ce que j’eus à souffrir et de cette censure sévère et de ces honteux éloges. Je suis convaincu que, si j’avais eu de l’amour pour Ellénore, j’aurais ramené l’opinion sur elle et sur moi. Telle est la force d’un sentiment vrai, que, lorsqu’il parle, les interprétations fausses et les convenances factices se taisent. Mais je n’étais qu’un homme faible, reconnaissant et dominé; je n’étais soutenu par aucune impulsion qui partît du coeur. Je m’exprimais donc avec embarras; je tâchais de finir la conversation; et si elle se prolongeait, je la terminais par quelques mots âpres, qui annonçaient aux autres que j’étais prêt à leur chercher querelle. En effet, j’aurais beaucoup mieux aimé me battre avec eux que de leur répondre.

Ellénore ne tarda pas à s’apercevoir que l’opinion s’élevait contre elle. Deux parentes de M. de P***, qu’il avait forcées par son ascendant à se lier avec elle, mirent le plus grand éclat dans leur rupture; heureuses de se livrer à leur malveillance, longtemps contenue à l’abri des principes austères de la morale. Les hommes continuèrent à voir Ellénore; mais il s’introduisit dans leur ton quelque chose d’une familiarité qui annonçait qu’elle n’était plus appuyée par un protecteur puissant, ni justifiée par une union presque consacrée. Les uns venaient chez elle parce que, disaient-ils, ils l’avaient connue de tout temps; les autres, parce qu’elle était belle encore, et que sa légèreté récente leur avait rendu des prétentions qu’ils ne cherchaient pas à lui déguiser. Chacun motivait sa liaison avec elle; c’est-à-dire que chacun pensait que cette liaison avait besoin d’excuse. Ainsi la malheureuse Ellénore se voyait tombée pour jamais dans l’état dont, toute sa vie, elle avait voulu sortir. Tout contribuait à froisser son âme et à blesser sa fierté. Elle envisageait l’abandon des uns comme une preuve de mépris, l’assiduité des autres comme l’indice de quelque espérance insultante. Elle souffrait de la solitude, elle rougissait de la société. Ah! sans doute, j’aurais dû la consoler; j’aurais dû la serrer contre mon coeur, lui dire: «Vivons l’un pour l’autre, oublions des hommes qui nous méconnaissent, soyons heureux de notre seule estime et de notre seul amour»; je l’essayais aussi; mais que peut, pour ranimer un sentiment qui s’éteint, une résolution prise par devoir?

Ellénore et moi nous dissimulions l’un avec l’autre. Elle n’osait me confier des peines, résultat d’un sacrifice qu’elle savait bien que je ne lui avais pas demandé. J’avais accepté ce sacrifice: je n’osais me plaindre d’un malheur que j’avais prévu, et que je n’avais pas eu la force de prévenir. Nous nous taisions donc sur la pensée unique qui nous occupait constamment. Nous nous prodiguions des caresses, nous parlions d’amour; mais nous parlions d’amour de peur de nous parler d’autre chose.

Dès qu’il existe un secret entre deux coeurs qui s’aiment, dès que l’un d’eux a pu se résoudre à cacher à l’autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit. L’emportement, l’injustice, la distraction même, se réparent; mais la dissimulation jette dans l’amour un élément étranger qui le dénature et le flétrit à ses propres yeux. Par une inconséquence bizarre, tandis que je repoussais avec l’indignation la plus violente la moindre insinuation contre Ellénore, je contribuais moi-même à lui faire tort dans mes conversations générales. Je m’étais soumis à ses volontés, mais j’avais pris en horreur l’empire des femmes. Je ne cessais de déclamer contre leur faiblesse, leur exigence, le despotisme de leur douleur. J’affichais les principes les plus durs; et ce même homme qui ne résistait pas à une larme, qui cédait à la tristesse muette, qui était poursuivi dans l’absence par l’image de la souffrance qu’il avait causée, se montrait, dans tous ses discours, méprisant et impitoyable. Tous mes éloges directs en faveur d’Ellénore ne détruisaient pas l’impression que produisaient des propos semblables. On me haïssait, on la plaignait, mais on ne l’estimait pas. On s’en prenait à elle de n’avoir pas inspiré à son amant plus de considération pour son sexe et plus de respect pour les liens du coeur.

Un homme, qui venait habituellement chez Ellénore, et qui, depuis sa rupture avec le comte de P***, lui avait témoigné la passion la plus vive, l’ayant forcée, par ses persécutions indiscrètes, à ne plus le recevoir, se permit contre elle des railleries outrageantes qu’il me parut impossible de souffrir. Nous nous battîmes; je le blessai dangereusement, je fus blessé moi-même. Je ne puis décrire le mélange de trouble, de terreur, de reconnaissance et d’amour qui se peignit sur les traits d’Ellénore lorsqu’elle me revit après cet événement. Elle s’établit chez moi, malgré mes prières; elle ne me quitta pas un seul instant jusqu’à ma convalescence. Elle me lisait pendant le jour, elle me veillait durant la plus grande partie des nuits; elle observait mes moindres mouvements, elle prévenait chacun de mes désirs; son ingénieuse bonté multipliait ses facultés et doublait ses forces. Elle m’assurait sans cesse qu’elle ne m’aurait pas survécu; j’étais pénétré d’affection, j’étais déchiré de remords. J’aurais voulu trouver en moi de quoi récompenser un attachement si constant et si tendre; j’appelais à mon aide les souvenirs, l’imagination, la raison même, le sentiment du devoir: efforts inutiles! La difficulté de la situation, la certitude d’un avenir qui devait nous séparer, peut-être je ne sais quelle révolte contre un lien qu’il m’était impossible de briser, me dévoraient intérieurement. Je me reprochais l’ingratitude que je m’efforçais de lui cacher. Je m’affligeais quand elle paraissait douter d’un amour qui lui était si nécessaire; je ne m’affligeais pas moins quand elle semblait y croire. Je la sentais meilleure que moi; je me méprisais d’être indigne d’elle. C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime; mais c’en est un bien grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus. Cette vie que je venais d’exposer pour Ellénore, je l’aurais mille fois donnée pour qu’elle fût heureuse sans moi.

Les six mois que m’avait accordés mon père étaient expirés; il fallut songer à partir. Ellénore ne s’opposa point à mon départ, elle n’essaya pas même de le retarder; mais elle me fit promettre que, deux mois après, je reviendrais près d’elle, ou que je lui permettrais de me rejoindre: je le lui jurai solennellement. Quel engagement n’aurais-je pas pris dans un moment où je la voyais lutter contre elle-même et contenir sa douleur! Elle aurait pu exiger de moi de ne pas la quitter; je savais au fond de mon âme que ses larmes n’auraient pas été désobéies. J’étais reconnaissant de ce qu’elle n’exerçait pas sa puissance; il me semblait que je l’en aimais mieux. Moi-même, d’ailleurs, je ne me séparais pas sans un vif regret d’un être qui m’était si uniquement dévoué. Il y a dans les liaisons qui se prolongent quelque chose de si profond! Elles deviennent à notre insu une partie si intime de notre existence! Nous formons de loin, avec calme, la résolution de les rompre; nous croyons attendre avec impatience l’époque de l’exécuter: mais quand ce moment arrive, il nous remplit de terreur; et telle est la bizarrerie de notre coeur misérable que nous quittons avec un déchirement horrible ceux près de qui nous demeurions sans plaisir.

Pendant mon absence, j’écrivis régulièrement à Ellénore. J’étais partagé entre la crainte que mes lettres ne lui fissent de la peine, et le désir de ne lui peindre que le sentiment que j’éprouvais. J’aurais voulu qu’elle me devinât, mais qu’elle me devinât sans s’affliger; je me félicitais quand j’avais pu substituer les mots d’affection, d’amitié, de dévouement, à celui d’amour; mais soudain je me représentais la pauvre Ellénore triste et isolée; n’ayant que mes lettres pour consolation; et, à la fin de deux pages froides et compassées, j’ajoutais rapidement quelques phrases ardentes ou tendres, propres à la tromper de nouveau. De la sorte, sans en dire jamais assez pour la satisfaire, j’en disais toujours assez pour l’abuser. Etrange espèce de fausseté, dont le succès même se tournait contre moi, prolongeait mon angoisse, et m’était insupportable!

Je comptais avec inquiétude les jours, les heures qui s’écoulaient; je ralentissais de mes voeux la marche du temps; je tremblais en voyant se rapprocher l’époque d’exécuter ma promesse. Je n’imaginais aucun moyen de partir. Je n’en découvrais aucun pour qu’Ellénore pût s’établir dans la même ville que moi. Peut-être, car il faut être sincère, peut-être je ne le désirais pas. Je comparais ma vie indépendante et tranquille à la vie de précipitation, de trouble et de tourment à laquelle sa passion me condamnait. Je me trouvais si bien d’être libre, d’aller, de venir, de sortir, de rentrer, sans que personne s’en occupât! Je me reposais, pour ainsi dire, dans l’indifférence des autres, de la fatigue de son amour.

Je n’osais cependant laisser soupçonner à Ellénore que j’aurais voulu renoncer à nos projets. Elle avait compris par mes lettres qu’il me serait difficile de quitter mon père; elle m’écrivit qu’elle commençait en conséquence les préparatifs de son départ. Je fus longtemps sans combattre sa résolution; je ne lui répondais rien de précis à ce sujet. Je lui marquais vaguement que je serais toujours charmé de la savoir, puis j’ajoutais, de la rendre heureuse: tristes équivoques, langage embarrassé que je gémissais de voir si obscur, et que je tremblais de rendre plus clair! Je me déterminai enfin à lui parler avec franchise; je me dis que je le devais; je soulevai ma conscience contre ma faiblesse; je me fortifiai de l’idée de son repos contre l’image de sa douleur. Je me promenais à grands pas dans ma chambre, récitant tout haut ce que je me proposais de lui dire. Mais à peine eus-je tracé quelques lignes, que ma disposition changea: je n’envisageai plus mes paroles d’après le sens qu’elles devaient contenir, mais d’après l’effet qu’elles ne pouvaient manquer de produire; et une puissance surnaturelle dirigeant, comme malgré moi, une main dominée, je me bornai à lui conseiller un retard de quelques mois. Je n’avais pas dit ce que je pensais. Ma lettre ne portait aucun caractère de sincérité. Les raisonnements que j’alléguais étaient faibles, parce qu’ils n’étaient pas les véritables.

La réponse d’Ellénore fut impétueuse; elle était indignée de mon désir de ne pas la voir. Que me demandait-elle? De vivre inconnue auprès de moi. Que pouvais-je redouter de sa présence dans une retraite ignorée, au milieu d’une grande ville où personne ne la connaissait? Elle m’avait tout sacrifié, fortune, enfants, réputation; elle n’exigeait d’autre prix de ses sacrifices que de m’attendre comme une humble esclave, de passer chaque jour avec moi quelques minutes, de jouir des moments que je pourrais lui donner. Elle s’était résignée à deux mois d’absence, non que cette absence lui parût nécessaire, mais parce que je semblais le souhaiter; et lorsqu’elle était parvenue, en entassant péniblement les jours sur les jours, au terme que j’avais fixé moi-même, je lui proposais de recommencer ce long supplice! Elle pouvait s’être trompée, elle pouvait avoir donné sa vie à un homme dur et aride; j’étais le maître de mes actions; mais je n’étais pas le maître de la forcer à souffrir, délaissée par celui pour lequel elle avait tout immolé.

Ellénore suivit de près cette lettre; elle m’informa de son arrivée. Je me rendis chez elle avec la ferme résolution de lui témoigner beaucoup de joie; j’étais impatient de rassurer son coeur et de lui procurer, momentanément au moins, du bonheur et du calme. Mais elle avait été blessée; elle m’examinait avec défiance: elle démêla bientôt mes efforts; elle irrita ma fierté par ses reproches; elle outragea mon caractère. Elle me peignit si misérable dans ma faiblesse qu’elle me révolta contre elle encore plus que contre moi. Une fureur insensée s’empara de nous: tout ménagement fut abjuré, toute délicatesse oubliée. On eût dit que nous étions poussés l’un contre l’autre par des furies. Tout ce que la haine la plus implacable avait inventé contre nous, nous nous l’appliquions mutuellement, et ces deux êtres malheureux qui seuls se connaissaient sur la terre, qui seuls pouvaient se rendre justice, se comprendre et se consoler, semblaient deux ennemis irréconciliables, acharnés à se déchirer.

Nous nous quittâmes après une scène de trois heures; et, pour la première fois de la vie, nous nous quittâmes sans explication, sans réparation. A peine fus-je éloigne d’Ellénore qu’une douleur profonde remplaça ma colère. Je me trouvai dans une espèce de stupeur, tout étourdi de ce qui s’était passé. Je me répétais mes paroles avec étonnement; je ne concevais pas ma conduite; je cherchais en moi-même ce qui avait pu m’égarer. Il était fort tard; je n’osai retourner chez Ellénore. Je me promis de la voir le lendemain de bonne heure, et je rentrai chez mon père. Il y avait beaucoup de monde: il me fut facile, dans une assemblée nombreuse, de me tenir à l’écart et de déguiser mon trouble. Lorsque nous fûmes seuls, il me dit: «On m’assure que l’ancienne maîtresse du comte de P*** est dans cette ville. Je vous ai toujours laissé une grande liberté, et je n’ai jamais rien voulu savoir sur vos liaisons; mais il ne vous convient pas, à votre âge, d’avoir une maîtresse avouée; et je vous avertis que j’ai pris des mesures pour qu’elle s’éloigne d’ici.» En achevant ces mots, il me quitta. Je le suivis jusque dans sa chambre; il me fit signe de me retirer. «Mon père, lui dis-je, Dieu m’est témoin que je n’ai point fait venir Ellénore. Dieu m’est témoin que je voudrais qu’elle fût heureuse, et que je consentirais à ce prix à ne jamais la revoir: mais prenez garde à ce que vous ferez; en croyant me séparer d’elle, vous pourriez bien m’y rattacher à jamais.»

Je fis aussitôt venir chez moi un valet de chambre qui m’avait accompagné dans mes voyages, et qui connaissait mes liaisons avec Ellénore. Je le chargeai de découvrir à l’instant même, s’il était possible, quelles étaient les mesures dont mon père m’avait parlé. Il revint au bout de deux heures. Le secrétaire de mon père lui avait confié, sous le sceau du secret, qu’Ellénore devait recevoir le lendemain l’ordre de partir. «Ellénore chassée! m’écriai-je, chassée avec opprobre! Elle qui n’est venue ici que pour moi, elle dont j’ai déchiré le coeur, elle dont j’ai sans pitié vu couler les larmes! Ou donc reposerait-elle sa tête, l’infortunée, errante et seule dans un monde dont je lui ai ravi l’estime? A qui dirait-elle sa douleur?» Ma résolution fut bientôt prise. Je gagnai l’homme qui me servait; je lui prodiguai l’or et les promesses. Je commandai une chaise de poste pour six heures du matin à la porte de la ville. Je formais mille projets pour mon éternelle réunion avec Ellénore: je l’aimais plus que je ne l’avais jamais aimée; tout mon coeur était revenu à elle; j’étais fier de la protéger. J’étais avide de la tenir dans mes bras; l’amour était rentré tout entier dans mon âme; j’éprouvais une fièvre de tête, de coeur, de sens, qui bouleversait mon existence. Si, dans ce moment, Ellénore eût voulu se détacher de moi, je serais mort à ses pieds pour la retenir.

Le jour parut; je courus chez Ellénore. Elle était couchée, ayant passé la nuit à pleurer; ses yeux étaient encore humides, et ses cheveux étaient épars; elle me vit entrer avec surprise. «Viens, lui dis-je, partons.» Elle voulut répondre. «Partons, repris-je. As-tu sur la terre un autre protecteur, un autre ami que moi? Mes bras ne sont-ils pas ton unique asile?» Elle résistait. «J’ai des raisons importantes, ajoutai-je, et qui me sont personnelles. Au nom du ciel, suis-moi.» Je l’entraînai. Pendant la route, je l’accablais de caresses, je la pressais sur mon coeur, je ne répondais à ses questions que par mes embrassements. Je lui dis enfin qu’ayant aperçu dans mon père l’intention de nous séparer, j’avais senti que je ne pouvais être heureux sans elle; que je voulais lui consacrer ma vie et nous unir par tous les genres de liens. Sa reconnaissance fut d’abord extrême, mais elle démêla bientôt des contradictions dans mon récit. A force d’instance elle m’arracha la vérité; sa joie disparut, sa figure se couvrit d’un sombre nuage.

«Adolphe, me dit-elle, vous vous trompez sur vous-même; vous êtes généreux, vous vous dévouez à moi parce que je suis persécutée; vous croyez avoir de l’amour, et vous n’avez que de la pitié.» Pourquoi prononça-t-elle ces mots funestes? Pourquoi me révéla-t-elle un secret que je voulais ignorer? Je m’efforçai de la rassurer, j’y parvins peut-être; mais la vérité avait traversé mon âme; le mouvement était détruit; j’étais déterminé dans mon sacrifice, mais je n’en étais pas plus heureux; et déjà il y avait en moi une pensée que de nouveau j’étais réduit à cacher.

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